Archive de la catégorie «Atmosphères»

La folie des dents blanches (Atmosphères, juin 2005)

mars 24, 2009

Afficher la dentition d’une star de cinéma. Un (le ?) rêve pour beaucoup. Certains l’ont bien compris et s’amusent de nos fantasmes de papier glacé. Ainsi de la marque américaine Brite Smile qui égraine sur son site (britesmile.com) la longue liste de people candidats au blanchiment express (réalisé en 1heure à la chaleur d’une lampe pour maximiser l’effet d’un gel). Parmi les VIP, figurent entre autres Missy Elliot et Kevin Costner. Outre-Atlantique où la couleur des dents tourne à l’obsession, la méthode fait un malheur dans les cabinets et les… spas. Avec pas moins de 78 « Whitening teeth spa » comme on les appelle là-bas, cette enseigne passe pour être le plus gros « blanchisseur » des Etats-Unis. Il y a bien eu quelques tentatives pour en mettre sur orbite chez nous. Mais l’Ordre National des Chirurgiens-dentistes a coupé court à toutes velléités. « Il faut s’en réjouir », déclare Alain Amzalag, spécialiste du blanchiment (cf. encadré). « Il existe de grandes différences entre les deux pays qui s’expriment jusque dans la demande des patients. Ici, elle est bien plus subtile : on est sollicité pour embellir le sourire. Il faut que ça se voit sans que ça se voit. C’est encore plus vrai pour les personnes publiques comme les hommes politiques ».
Un passeport pour la vie sociale
Dans une société où le physique occupe une place considérable, il est devenu capital d’exhiber des quenottes parfaites. Véritable sésame pour les relations amoureuses, sociales mais aussi professionnelles, « le sourire est un moyen de communication dans tous les domaines de la vie courante » assure William de Gaston, auteur de « La sociologie du sourire ou le pouvoir de la séduction » (L’Harmattan, 2000). Car « synonyme de beauté, de jeunesse, de santé, d’amour, de séduction, voire d’intégration et de réussite sociale ». Rien que ça. Normal, c’est Colgate qui le dit.
Une mode… entrée dans les moeurs
Changement durable – ou de façade – des comportements prescrit par ces nouveaux diktats de la beauté ? 82% des Européens jugent en tout cas important d’avoir des incisives blanches. Pour la profession, cette pratique est belle et bien entrée dans les mœurs. Plébiscitée depuis cinq ans environ par des jeunes et moins jeunes, toujours plus nombreux à succomber à la tentation (même si les visites de cette nature ne représentent finalement que 1% du total). Les plus mordus seraient des femmes entre 35 et 45 ans. Dalila vient de se jeter à l’eau. Cette magnifique métisse de 28 ans a pourtant un sourire éclatant. Dans deux tiers des cas en effet, un tel acte ne présente aucun caractère indispensable mais purement esthétique. Comme l’a noté le chirurgien-dentiste Claude Finelle, « le besoin se fait plus particulièrement sentir chez les personnes soucieuses de leur apparence ». Dans le quartier des Champs-Élysées où il est installé, la clientèle ne lésine pas sur les moyens quand il s’agit d’améliorer un détail physique quel qu’il soit. Jugé pendant longtemps élitiste, l’acte est en voie de démocratisation accélérée.
Et maintenant dans les supermarchés
Non pas tant que les tarifs en cabinet aient baissé en 20 ans – entre 500 et 800 euros, mais l’arrivée de nouveaux produits à utiliser à la maison (« home bleaching ») disponibles en pharmacie, et pour certains en supermarché, est à l’origine de cette mini révolution. Prix moyen : 35 euros. Ce juteux marché s’élèverait déjà à 30 millions en 2004. Les grands groupes de l’hygiène bucco-dentaire jubilent. Et chacun va de sa petite recette miracle. Promesse d’un sourire ultrabright. Ils s’appellent « Simply White », « Xtra White » et rivalisent d’imagination pour nous séduire. En bandelette, stylo ou gel à appliquer façon typex, il y en a assurément pour tous les goûts. Le dernier-né chez Oral B Rembrandt, « Whitening Strips », joue les « speedy gonzales » : 5 jours – quand la plupart tablent sur 14 – pour gagner trois teintes de blanchiment à raison d’une seule application par jour ! A voir.
Attention, aux kits de blanchiment…« C’est sûr, ils ont sorti l’artillerie lourde. Il y a même des spots télé maintenant », constate Christian de Thuin, monsieur santé de l’Institut National de la Consommation. « Les gens s’intéressent de plus en plus aux produits qui peuvent s’employer seuls sans l’aide d’un tiers, ce qui n’était auparavant envisageable qu’avec des tests de grossesse. Or ça pose un problème car tout le monde n’est pas suffisamment informé des effets indésirables encourus : sensibilité accrue au chaud et au froid, picotement des gencives, irritation de l’intérieur des lèvres voire de la langue parfois » (cf. encadré). Seul le pionnier, « Crest » (leader US lancé en 2001 par Procter and Gamble), a reçu l’aval de l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire. A tel point que les fabricants préfèrent à présent communiquer sur les lingettes rafraîchissant l’haleine et autres joujoux « soft ».
Si l’on veut garder de belles dents
Jusqu’à preuve du contraire, on a encore rien trouvé de mieux que la consultation chez un pro pour se prémunir contre ce genre d’aléas. Il ne faudrait pas s’attendre pour autant à ressembler à Julia Roberts une fois la mission accomplie. Au risque d’être déçue. A vouloir laver plus blanc que blanc, ne perdons pas de vue l’objectif No1 : des dents saines et… sauves.

Jeu ne crâne pas ! (Atmosphères, 2004)

mars 24, 2009

Le cranium, c’est pas prise de tête. Mais le succès délirant de ce jeu de société, devenu un véritable phénomène…de société outre-Atlantique, a le don d’exciter nos neurones à l’heure où il figure en tête des ventes dans sa catégorie chez nous et où son alter ego pour les 7-12 ans (Cadoo) vient de sortir. Alors, pourquoi ? Comment ? Début d’explication : il est une synthèse du Pictionary et du Trivial Poursuit, deux  valeurs sures. Eclectiques, drôles et ludiques, les défis se suivent et ne se ressemblent pas : imitations de célébrité, dessins les yeux fermés, devinettes à base de pâte à modeler, questions de culture G… Une idée finalement toute simple – mais pas bête – rapportant gros à ses inventeurs, deux « grosses têtes », anciens cadres chez Microsoft.
A.

Ma petite prairie dans la maison (Atmosphères, 2004)

mars 24, 2009

Cultiver son jardin à domicile. Grâce à l’hydroponie (techniques de culture hors-sol), plantes médicinales, légumes, cactus doivent pouvoir pousser dans une chambre noire ! Même dépourvu de balcon mais équipé d’une puissante lampe à sodium – le matériel de base, tout (ou presque) est devenu possible. Petit bémol : ces méthodes, empruntées aux pros, ne sont pas toujours simples au premier abord. Les rendre accessibles aux novices, c’est justement le défi ambitieux des Jardins suspendus, 1er réseau spécialisé en France dans le jardinage d’intérieur. Bien pour se familiariser : le kit d’initiation « hydro – botanique » qui inclut pour 275 euros une ampoule de 250 watts, des engrais, des substrats et un extracteur d’air. Avoir l’attirail au grand complet n’est heureusement pas obligatoire. Nombreux sont les clients qui préfèrent mixer, par exemple, engrais bio et lumière artificielle. Si vous êtes de ceux-là, jetez d’abord un coup d’œil du côté des lampes « Solaria » en exclusivité dans les 23 boutiques ouvertes par l’enseigne. Ces petits bijoux très « design » coûtent tout de même 400 à 500 euros l’unité…
Renseignement et achat en ligne sur lesjardinssuspendus.com

A.K

Cyberpiano (Atmosphères, 2005)

mars 24, 2009

« Un cyber café du piano, enfin une bonne idée ». C’est ainsi que l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) a accueilli la nouvelle fin 2004. « Cyber-piano » est la première enseigne en France à proposer la location sur place (à l’heure ou sur forfait) du bel instrument. Abritant un coin café, le lieu a vocation à dépoussiérer l’image de « conservatisme » qui lui est traditionnellement associée via des cours d’initiation et surtout l’usage en libre accès de claviers ultra perfectionnés (12 numériques, un acoustique) avec, sur certains, accès direct à Internet pour piocher partitions et morceaux – le must étant « l’arrangeur », 9 euros l’heure, 80 euros les 10. Une adresse incontournable pour toute une frange de la population: étudiants, étrangers à Paris ou ceux que la promiscuité bride à domicile (les casques fournis permettant de faire monter les décibels sans gêner le voisin). Tous vos exploits sont bien sûr enregistrables sur lecteurs CD classiques ou en cabines studio !
A.K

Branché canal (Atmosphères, 2005)

mars 24, 2009

Ah, le quai de Jemmapes et son atmosphère si particulière…Changez de canal, direction l’Ourcq, Paris 19ème. Après avoir traîné pendant longtemps une mauvaise réputation, ce quartier situé à deux pas de la Villette est en voie de « boboisation » accélérée. Choisi pour accueillir de nombreux projets culturels d’envergure (le Centre National de la Danse, un immense squat d’artistes baptisé Point P…et de nombreux festivals), il s’impose comme un des nouveaux centres culturels de la capitale. Le groupe MK2 est pour beaucoup dans cette transformation. Après le multiplex du Quai de Seine, un deuxième verra le jour courant 2005 juste en face, sur celui de la Loire, dans un décor de cinéma à ciel ouvert.
A.K

Cité Nationale de l’Immigration (Atmosphères, Décembre 2006)

mars 24, 2009

Projet très attendu, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration devrait ouvrir ses portes au printemps. Annoncé par l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin dès 2004, le musée aménagé dans le vaste Palais de la Porte Dorée (construit en 1931 à l’occasion de l’exposition coloniale) a pour mission d’illustrer une longue page de l’histoire de France, trop longtemps méconnue. De poser des « repères », du nom donné à la collection permanente. La première exposition temporaire sera consacrée à l’Arménie dont on célèbre l’année. Très originale, l’idée de la « galerie des dons ». Comme son nom l’indique, cette grande salle réunira les images et objets reçus suite à un appel à la collecte lancé par la Cité. Soucieux de s’inscrire dans son époque, le lieu se veut aussi ouvert à la création contemporaine sous toutes ses formes (spectacles, concerts, débats…). Sa portée n’est pas seulement culturelle mais ouvertement pédagogique et sociale.

http://www.histoire-immigration.fr/

Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Palais de la Porte Dorée
293, avenue Daumesnil, 75012 Paris

 

 

 

 

 

Méthode Feldenkrais (Atmosphères, février 2005)

mars 24, 2009

Pour la première année, le Feldenkrais sera présenté au salon des Médecines Douces à Paris. Si la discipline élaborée par le physicien russe Moshé Feldenkrais (1904-1984) à la suite d’un accident n’est pas nouvelle, elle remporte un succès croissant. 20 000 mordus rien qu’en France. Inspirée par endroits du judo mais pratiquée essentiellement au sol, elle s’adresse à tous. Artistes et sportifs surtout qui y trouvent calme et sérénité. Au cœur de cette approche, la « prise de conscience par le mouvement » (PCM) comme « moyen le plus facile et le plus accessible de prendre conscience de soi ». Une méthode d’apprentissage plus qu’une gymnastique – si gymnastique il y a, elle relève davantage de l’esprit – prônant l’effort moindre et sans douleur, parfaite réponse à la quête de sens de nos contemporains (aspiration au zen, écoute de soi). Idéale pour les articulations, elle se révèle très utile dans le cadre d’une rééducation. Non répétitive, elle  entend vaincre les mauvaises habitudes tant physiques que morales.

Liste des praticiens sur www.feldenkrais-france.org

Salon des Médecines Douces organisé à Paris Porte de Versailles du 26 au 30 janvier 2006

www.spas-expos.com