Le phénomène tant attendu débarque sur nos écrans le 28 mai. Sex and the City ou l’histoire de Carrie et de sa bande de copines, femmes indépendantes en quête de l’âme soeur, fashionistas devant l’éternel, à l’assaut de Manhattan. Parce qu’on a toutes en nous quelque chose de Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, on a hâte. Et on n’est pas les seul(e)s : les publicitaires aussi ! Ces derniers l’ont bien compris : le phénomène d’identification jouant à plein aussi bien chez des jeunes filles de 20 ans que pour des femmes d’âge mûr. Nul n’ignore que chaque épisode de la série d’abord diffusé sur la chaîne américaine HBO puis à travers le monde avec le succès que l’on connaît donne lieu à une débauche d’effets de toilette qui n’a rien à envier au « red carpet » cannois et que chaque apparition de ces dames et en particulier Carrie qui joue le rôle d’une journaliste est, tant dans les dialogues que vestimentairement parlant, très soignée. A tel point que Patricia Field, la styliste de la série (métier d’ordinaire peu exposé aux feux de la rampe), s’est fait un nom ainsi. Avec l’adaptation de la série au cinéma, c’est l’apothéose. A en croire les rumeurs, les marques de luxe sont prêtes à tout ou presque pour faire figurer leurs produits au générique (ce qu’on appelle dans le jargon publicitaire le « placement de produits »)… Certains allant même jusqu’à faire intervenir de puissants lobbys. « Dix propositions par jour, un téléphone qui sonne constamment depuis cinq mois… » confie dans les colonnes du Figaro Anne Sanchez de Metropolitan, chargée par le distributeur français de trouver des sponsors, et confronté à l’excès inverse. Sarah Jessica Parker, qui n’est pas seulement l’héroïne du film mais la productrice, a souhaité limiter au minimum les marques bénéficiant du droit d’associer leur nom. Enfin… 163 marques ont tout de même été retenues d’office pour les besoins du scénario (certaines mentionnées dans les dialogues, d’autres n’apparaissant qu’à l’écran) ! Carrie Bradshaw porte une robe de mariée Vivienne Westwood, car le moment est venu pour la plus célèbre célibataire de New York d’unir son destin à qui l’on devine (laissons planer le doute pour ne rien dévoiler du scénario). Pour ne citer que les plus connues, Chanel, Dior, Fendi, Jimmy Choo, Manolo Blahnick… La liste est longue. Et la facture pour les marques corsée : 23 millions de dollars en tout. Un record toute catégorie. Mais seule une poignée d’élus – 8 marques dont Sephora, Mercedes, American Airlines, Habitat, Packard Bell et Swarovski en France – pourra bénéficier du statut « VIP » de partenaires officiels. Ces dernières pourront utiliser la mention « Sex and the City » dans leurs opérations marketing et publicité. Sephora, par exemple, n’a pas lésiné sur les moyens pour draguer la production. Les 222 magasins français seront décorés aux couleurs « Sex and the City » (c’est-à-dire dans les tons rose) un mois avant sa sortie. Des maquillages inspirés par les looks de chacun des personnages seront proposés. Sans oublier un jeu-concours avec à la clé un séjour pour quatre copines à New York… Un sacré investissement mais il faut croire que le jeu en vaut la chandelle. La concurrence entre les marques a beau être rude, aucune ne pourra voler la vedette à la belle Jessica, plus connue sous le nom de Carrie Bradshaw !
Archive de la catégorie «fashionandstars.com»
Sex and the City : pubs de luxe (Fashion and stars, Mai 2008)
mars 24, 2009Mots-clefs :Sex and the City, Carrie Bradshaw, marques, luxe, Sephora, Vivienne Westwood, placement de produits
Publié dans fashionandstars.com | Laisser un commentaire »
Poblenou: chantier.com(e)
février 15, 2009Les travaux pharaoniques, destinés à faire du quartier des friches industrielles le coeur du renouveau technologique de Barcelone, en sont encore à leurs prémisses. Mais le projet est déjà dans tous les esprits.
Déjà rayé de la carte le Pasaje Marques de Santa Isabel ou presque. No futur pour le numéro 40 de la rue, qui ne comporte certes qu’un seul numéro, mais qui concentre de nombreuses activités industrielles notamment métallurgiques et un atelier d’artistes (“Hangar”). De tout cela, d’ici un ou deux ans – si les travaux ne prennent pas de retard -, il ne restera rien. Seule relique de ce passé industrieux digne d’”intéret” pour les architectes : la vieille cheminée haute d’une quinzaine de metres. Le reste donc, supprimé pour imcompatibilité avec les ambitions du projet. Le nom qu’on lui prête suffit à le cerner : 22@BCN. Tout un programme (informatique) !
Poblenou, pole de haute technologie
Poble Nou, pôle de haute technologie, nouvel épicentre de la vie economique, le rêve pourrait devenir réalité à l’horizon 2020. Un grand pari à la fois urbain et économique, engagé il y a 3 ans par la municipalité, prête à tout pour ne pas louper le train à très grande vitesse de la mondialisation. 22@BCN se veut un projet global: 3200 000 bureaux dediés à “l’economie du savoir” selon l’expression consacrée, d’un coté, de l’autre, un lieu de vie avec logements flambant neufs (4000) et espaces verts. Le destin de Poblenou est tout tracé: passer sans transition de l’ere du secondaire (manufactures) au tout-numérique.
Le Bar Rodríguez, accolé au Pasaje Marques, est, lui, epargné par le chantier. Le patron du Bar attend ce “coup de jeune” avec impatience : “c’est la meilleure chose qui soit arrivée au quartier qui n’a pas bougé d’une semelle depuis 20 ans”. “ La population est vieillissante et les logements insalubres, le projet entend par la même attirer une population plus aisée”. Le lien est vite fait. Pour l’heure, 22@BCN ressemble plus à un vaste terrain vague d’oú quelques grues et bruits de marteaux-piqueurs émergent. Pas l’ombre encore d’autoroutes en bonne et due forme, ni du futur. Mais déjà des panneaux proposant des appartements à vendre, avec photos à l’appui, plantés en lieu et place des futurs immeubles. 22@BCN est en ligne…
Lepetitjournal.com (Barcelone), août 2003
Mots-clefs :économie, barcelone, quartier, urbanisme
Publié dans fashionandstars.com | Laisser un commentaire »