Archive de la catégorie «Madame Figaro»

Toutes des cochonnes ! (Madame Figaro)

mars 24, 2009

La journaliste new-yorkaise Ariel Levy n’est pas tendre envers ses compatriotes du « sexe faible ». Dans son livre « Female chauvinist pigs », les Pamela Anderson, Paris Hilton et consorts en prennent pour leur grade.  A travers elles, en toile de fond, une critique acerbe de la culture américaine gagnée par le tout porno. Ses égéries n’hésitant pas à s’exhiber à la une de Playboy, en dépit du puritanisme ambiant. Et ce, – un comble ! – en s’appropriant certains attributs « raunch » (machistes). Posture dépeinte avec brio dans la série Sex and the City. Loin d’être synonyme de libération, ce nouvel avatar du féminisme rime davantage pour l’auteur avec régression et  conformisme.
A.K
Ariel Levy, Female chauvinist pigs, Women and the Rise of Raunch Culture (Free Press, New York)

Opéra Bouffe (Madame Figaro, 2 avril 2005)

mars 24, 2009

Laissez tomber le smoking. Rendez-vous au Studio Bastille dans une tenue décontractée pour un … « casse-croûte à l’Opéra ». Un événement qui a lieu tous les jeudis ou presque de 13h à 14h sur le site du 12ème arrondissement. Ce ne sont évidemment pas les quelques sandwichs et douceurs proposés (avant et après la représentation) qui font tant saliver le public, mais plutôt les magnifiques concerts de musique de chambre par l’Orchestre de l’Opéra National de Paris et les rencontres avec de grands noms – chefs d’orchestre, metteurs en scène… des spectacles à l’affiche. Un vrai régal. Gratuit en plus! Cette opération de charme voulue par Gérard Mortier lui-même, directeur toujours friand de nouvelles expériences, connaît un franc succès et sera reconduite dès la saison prochaine. Loin d’avoir seulement séduite la prestigieuse institution, la formule « pause déjeuner culturelle » est au goût du jour dans de nombreux établissements parisiens.
A.K
Programme sur www.opera-de-paris.fr

Le showcase en vedette (Madame Figaro, septembre 2006)

mars 24, 2009

Sous le Pont Alexandre III classé « patrimoine mondial de l’Unesco », se niche le nouveau temple des nuits parisiennes.  Sublime, immense, cet espace de 3000m2 réunit dans un même lieu un bar, une boite et une salle de concerts dernier cri. Toute l’originalité du concept est d’avoir été pensé comme un tremplin pour jeunes talents tout en restant ouvert aux musiciens plus que confirmés (de la trempe d’un Prince, d’ores et déjà annoncé !). Conformément au souhait de son génial inventeur, Albert Cohen, fondateur de Radio Nostalgie et producteur de la comédie musicale « Le Roi Soleil », l’établissement ne représentera à terme que la partie émergée de l’iceberg : les spectacles seront bientôt diffusés en simultanée sur le site www.showcase.fr. Tout a été prévu ou presque… En cas de crue de la Seine, le Showcase n’est pas totalement étanche !
A.K
Port des Champs Elysées, La culée du Pont Alexandre III (Rive Droite) 75008.
www.showcase.fr

Désodorisants new age (Madame Figaro)

mars 24, 2009

Tellement « has been » les sapins désodorisants qui pendouillent aux rétroviseurs. Et moches, avec ça ! De quoi stimuler la créativité de Blue Q, société made in US, qui a fait de la dérision une marque de fabrique. Servi par un graphisme kitschissime emprunté à l’imagerie américaine des années 60, l’humour potache véhiculé par ces petits objets odorants pour voitures parle à tout le monde. S’adressant aux artistes incompris, Blue Q a baptisé un de ses modèles « l’oreille de Van Gogh ». Quant à celui affichant la tête d’un policier au sourire ultrabright avec pour légende  « police are my favourite people » (les policiers sont mes personnes préférées), il est destiné aux… fayots !
A.K
En vente sur Blueq.com et dès septembre au Printemps

Top secret (Madame Figaro, 12 novembre 2005)

mars 24, 2009

Le Milk and Honey
Le Milk and Honey n’est pas listé dans les pages jaunes. Pour se procurer l’adresse, reste le bouche-à-oreille. Tout le concept de ce bar de Manhattan tient dans sa culture du secret. Soit on est membre (300$ l’année), soit on ne l’est pas. Et si on espère passer la porte, « prendre rendez-vous » est obligatoire. A l’intérieur, interdit de parler trop fort, de porter un couvre-chef, et plus gênant pour ces messieurs, de draguer les filles. L’inverse étant encouragé. Le lieu est également connu pour ses cocktails. Et là, aucune obligation, le client est roi !
www.mlkhny.com

The Corner
Incontournable, de par la mystérieuse aura qui l’entoure comme par sa localisation à un angle très en vue de Soho – d’où son nom. De l’extérieur, on dirait un dinner. C’est un restaurant mexicain. Mais la surprise se niche ailleurs. Au sous-sol. Rien n’indique que l’endroit recèle un petit trésor, encore moins qu’on y accède par les cuisines. Et pour cause, le lieu se veut littéralement le plus « underground » du moment. Passé un escalier exigu, le spectacle d’une taverne ultra moderne aux lumières tamisées, peuplée de créatures de rêve, s’offre à nous comme par magie.
A.K

Neuromarketing (Madame Figaro)

mars 24, 2009

« Neuromarketing », retenez  bien ce mot… Il désigne l’usage, à des fins publicitaires, d’études sur le cerveau et la mémoire. C’est dans l’esprit d’un génie d’Harvard, Gerald Zaltman, que cette alliance contre-nature a pris forme pour la première fois. En France, un cabinet-conseil en efficacité mémorielle, qui a interrogé pendant deux ans les mécanismes cérébraux à l’œuvre dans la décision d’achat, propose d’« optimiser » l’impact des pubs. Rien de tout cela ne serait possible sans les progrès de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). La panacée pour les gros annonceurs – las d’investir des sommes astronomiques pour des résultats souvent décevants ?  Non. Mais, d’après les conclusions, effet de surprise et activation régulière du message seraient les meilleurs remparts contre l’oubli. Pas de panique, le plus impénétrable des organes n’est pas prêt de livrer tous ses secrets.
A.K

Sophie Auster : Au nom du père (Madame Figaro, 8 octobre 2005)

février 15, 2009

Fille de son père

Elle vit à Brooklyn, théâtre des nombreux romans écrits par son père Paul Auster. A tout juste 18 ans, elle vient d’enregistrer son premier album (« Sophie Auster ») sur les encouragements du papa, fan de la première heure.

Artiste dans l’âme

Repérée dès l’âge de 8 ans dans une chorale, Sophie n’a de cesse depuis de perfectionner son bel organe. Le résultat est là : une voix mélodieuse et bien affirmée. C’est sa collaboration sur un titre du groupe One Ring Zero (d’abord présenté à son aîné parce que très connecté au milieu littéraire new-yorkais) qui lui donne le déclic. L’heure est venue de se faire un nom, le sien.

Père et fille de concert

Pour la musique, elle a, tout naturellement, sollicité ses amis de One Ring Zero. Quant aux textes des chansons – sauf ceux imaginés respectivement par père et fille, ils sont extraits de magnifiques poèmes de Robert Desnos, Philippe Soupault ou Guillaume Apollinaire auquel elle rend hommage avec « Le Pont Mirabeau » (seul texte laissé dans la langue de Molière). Car la fille prodige a de qui tenir : elle aussi, est férue de culture française.

Jouer, l’autre violon d’Ingres

Au Sarah Lawrence College de Bronxville (Etat de New York) où elle est inscrite en première année, l’adolescente étudie le théâtre. Pas si étonnant… Enfant déjà, elle tourne dans Lulu on the Bridge réalisé par le paternel. Elle a en outre le physique de l’emploi ! Bref, tout pour devenir une grande.

« Sophie Auster », Actes Sud/Naïve Records, sortie Octobre 2005.